02.05.2008
Un 1er mai de hasard
Comment savoir la vérité ? Et y a t-il une vérité ? Et le hasard ? Y a t-il des hasards ou le hasard n'existe pas ? Comment savoir ? On répond un peu à ces questions existentielles un peu selon son humeur et selon les situations; un peu comme çà nous arrange parfois. Et si la bonne réponse était, comme toujours, dans l'entre deux ? Entre gris clair et gris foncé ? Les sciences humaines, les religions, les philosophies y répondent chacune à leur manière. Les stoïciens comme Marc Aurèle ou Epictète qui ont accompagné l'année de mon bac et dont le souvenir lointain resurgit sur ces questions, nous apprennent que les émotions n'existent pas vraiment si ce n'est dans la représentation qu'on s'en fait. Le bouddhisme comme les mystiques de toutes religions affirment aisément que rien n'est hasard, que nous avons tous un karma et une destinée. La psychologie cognitive et comportementale, avec des approches différentes, dit des choses très proches : il nous arrive que ce que nous cherchons et préparons. Rien n'est vérité ou tout est vérité, rien n'est hasard ou tout est hasard : est ce important ? Rien n'est important comme tout est important, le blanc est aussi beau que le noir, oui tout çà pour dire que nous sommes capables de dire tout et son contraire selon les situations, selon nos convictions, selon nos croyances, selon notre culture. Un sage disait : "Quand tu arrives tout au bout d'une vérité, cherche de suite la vérité contraire". Belle philosophie de vie que le doute permanent, le doute se rapproche de l'humilité et nous ramène à notre simple et belle et humble condition d'Homme.
Ces réflexions ont surgi en moi, quand hier matin 1er mai, j'ai croisé des personnes que je ne m'attendais pas du tout à croiser; en tout cas pas ce jour là, pas à cette heure là, pas dans ces endroits là. Quel hasard ! En ce matin du 1er mai, le soleil accompagnait le choeur des oiseaux en plein concert matinal, et les clochettes de muguets frétillaient du derrière à ce chant si festif. Mon amie et moi venions de faire l'amour et je sortais l'air gai et léger pour ramener croissants et pain chaud; assis au volant de mon Audi TT blanche immaculée, lunettes noires de soleil, mine pas rasée mais bien réveillée, musique à fond, je regardais tout au long de mon trajet tous ces enfants logés à chaque coin de rue, devant chaque magasin, à vendre des brins de muguet. Pendant ce temps, d'autres personnes engagées dans un combat homérique, se préparaient à défiler pour revendiquer des droits individuels et collectifs. Avaient ils fait l'amour comme moi aussi ce matin ? Peut etre...L'engagement n'est pas incompatible avec une vie amoureuse, mais on est surement moins léger et plus tourmenté. Bref, c'est un autre débat. Je ne sais pas pourquoi je ne m'arretais pas à ma boulangerie habituelle, mais je roulais plus loin car j'avais envie d'une boulangerie-patisserie, là où le pain comme les croissants sont bien meilleurs. Je garais ma voiture en voyant plein de petits vendeurs de muguets qui allaient me sauter dessus, avec leurs mamans placés en retrait à qq mètres, pretes à intervenir. Cela ne manqua pas, je me fis accoster illico presto par 2 jeunes garçons, je leur demandais de patienter et je reviendrais vers eux après mes courses. A mon retour, c'est la maman qui me sauta dessus : Raphaél ! Ben mince alors, toi ici ? quelle surprise ! Mais tu fais quoi là ? Une ancienne amie : je lui raconte que je ne vis presque plus chez moi, mais dorénavent chez mon amie qui habite dans ce quartier. Elle insite : mais où, à quel endroit ? je lui explique. Ah c'est super cet endroit, oui je connais. Je dirais à mon mari que je t'ai vu, oui stp dis lui et donne lui mon bonjour. Salut bon 1er mai !
Petit déjeuner dans le jardin, la vue est magnifique : on se croit en pleine campagne, le jardin donne sur une rangée d'arbres en fleurs, et on entend, si on écoute bien le silence, le bruit de l'écoulement du petit ruisseau caché sous ces grands arbres en bordure du chemin. Après cette lenteur matinale qui sont des moments heureux que j'affectionne, je me dirige vers la chambre et j'ouvre grande la fenetre. C'est alors que j'entends une voix sur le parking qui ne m'est pas inconnue. Je ne vois personne d'où je suis, mais cette voix m'est trop familière et je reste scotché au rebord de la fenetre à attendre. C'est alors que j'aperçois une femme entourée d'enfants qui parle assez fort et que je reconnais sans mettre un nom dessus. Cette femme là ressemble trop à Nath, ma Nath d'il y a qq années. Je la dévisage de loin, je la trouve vraiment changée, le visage au loin boursoufflé du matin. Elle est à 3/4 de dos, je la fixe intensément, elle ne me voit pas, je ne bouge pas. Et là, elle se retourne et je lui fais signe de la main en lui criant bonjour, c'est bien Nath. Elle est très surprise, peut etre trop, et n'a aucun sourire à m'offrir. Je lui lance que je vis là chez mon amie, comme si c'était urgent de lui dire çà, et je lui demande ce qu'elle fait là : elle a sa meilleure amie à coté, une femme que je connais et qui n'est pas très "fiable". Suis un peu déçu de ses fréquentations, et elle n'a pas envie de parler, génée ou exaspérée peut etre de tomber sur moi, et elle monte dans sa voiture avec les gamins sans au-revoir ni sourire. Je ne peux m'empecher de me dire qu'elle a bien changé, qu'elle a pris des joues, j'ai l'impression que cigarettes et alccol lui donnent cette mauvaise mine.
Quel hasard ! Quelle surprise ! Je ferme vite cette fenetre et me retourne vers mon amie, au visage si rayonnant, à la beauté si pure et si naturelle. Quel contraste ! Je me sens si bien avec ma chérie, nous ne nous quittons pas des yeux, nous aimons tellement nous toucher, etre ensemble, tout partager. Non il n'y a pas de hasard si nous sommes ensemble, on se dit souvent que nous sommes vraiment faits l'un pour l'autre. Elle a bien sur vu mon émotion précédente, et nous en parlons avec la sérénité qui sied aux couples amoureux : elle est surprise de ce hasard extérieur, et me comprend et n'a nulle inquiètude; elle sent les choses, elle vit avec moi et en moi, elle vibre comme moi. Je me dis que tant de bonheur avec ma chérie, çà ne peut pas etre le hasard, car il intervient pour elle comme pour moi, à la suite d'une longue suite d'expériences, une longue suite de vies vécues et d'apprentissages qui nous ont amené l'un vers l'autre, à ce moment là de notre vie. Non ce n'est vraiment pas un hasard si nous en sommes là, tous les 2, à nous aimer avec cette intensité là.
Il y des hasards qui en sont vraiment et d'autres qui n'en sont vraiment pas.
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28.04.2008
N°7: une relation très osée (interdit aux -18ans)
Je veux me souvenir de l'histoire assez incroyable vécue avec Nathalie, une autre Nathalie. Non ce n'était absolument pas ma Nath d'avant, non elle ne pouvait pas se confondre avec cette nouvelle Nathalie là, tellement différente, la frivolité et le démon chevillés au corps dans un coeur d'ange. Ce fut une rencontre du net comme il y en a eu quelques unes à mes débuts, et comme je n'étais pas pret à cette époque à construire, la distance entre nous m'allait bien. Surtout que je tombais sur un sacré numéro. Les sentiments eurent du mal à etre partagés, mais l'entente sexuelle fut éblouissante. Je tombais sur une femme amoureuse de moi, a-mou-reu-se de moi, qui me trouvait toutes les qualités du monde et toutes les beautés du monde. Moi, j'étais ébloui par tant d'amour pour moi. Et ce qui rendit notre relation passionnante, c'est que nous ne nous voyions que l'espace de weeks ends prolongés, dans des beaux hotels, essentiellement à Paris, mais on fit aussi des escapades à Marseille, à Lyon, à Bruxelles. Mais c'est Paris qui devint pour moi, grace à elle, à nous, une ville éternellement romantique. La relation dura plusieurs années comme çà, en pointillé, et je ne peux détacher Nathalie de Paris, je nous revois certains dimanches matin sur les marches du Sacré Coeur, certains soirs à Montmartre ou sur les Champs Elysées, ou dans des restos dans le Marais ou à Bastille. Oui, moi aussi, au début, j'ai été amoureux en fait. Nathalie m'aimait, espérait très fort avec moi, et nos rencontres se passaient le plus souvent au fond d'un lit à faire l'amour éperduement, à nous caresser dans tous les endroits de Paris, elle adorait sortir mon sexe (elle disait bite ou queue), dans des endroits insolites, comme quand je conduisais par exemple, et là elle se moquait de me voir si géné, elle adorait me faire plaisir, et me faire plaisir pour elle passait entre autres par sucer ma queue; oui elle me suçait sans arret, avec délicatesse ou ferveur, combien de fois elle me réclama ses vitamines comme elle disait, j'étais géné de peur qu'on nous voit, mais çà m'exitait, çà l'exitait, elle fit de meme un jour sur un banc de l'aéroport, puis sur la plage dans le sud, et dans les hotels nous avions trouvé que le jeu était une excitation à nos plaisirs charnels. On réinventa le poker déshabillé, avec des gages que nous avions écrit sur des papiers refermés : chacun avait écrit des fantasmes assez poussés, et à chaque défaite, nous tirions un papier et on découvrait le fantasme à réaliser que nous devions exécuter. Jamais ni elle ni moi on se déroba à ces jeux érotiques. Ce fut pele mele les menottes, les godes, la liberté d'abuser de l'autre comme on voulait, elle me fit marcher nu à 4 pattes en me prenant en photo, puis elle me demanda un jour de sortir nu de la chambre d'hotel et de marcher dans le couloir, j'allais tout au fond du couloir loin de notre chambre, nu et le sexe droit, elle pliée de rire et tant pis si les caméras me voyaient. Moi, je lui demandais aussi tout, qu'elle s'offre à moi totalement dans des positions que je lui dictais, tout en se caressant avec un gode, et je décidais quand arreter. On s'est léchés barbouillés de chantilly et de fraises, et une fois elle me demanda de prendre une position très osée, mes fesses complètement offertes dans une position de femelle, et elle me lécha intensément l'anus, ce fut la seule fois de sa vie et de la mienne; puis nous reprenions le jeu de cartes jusqu'au prochain gage. Elle me flattait tout le temps, me disait que j'étais beau, et plus elle le disait plus je réclamais; quand pendant 1 heure elle ne me l'avait pas dit, je lui demandais, puis je repérais des beaux mecs dans la rue et je lui disais qu'ils étaient plus beaux que moi; invariablement, elle me répondait que j'étais plus beau qu'eux et que je n'en avais pas conscience. "Je n'ai jamais vu ton sexe mou" me disait elle, c'est vrai que son regard sur moi et ses caresses me faisaient de suite décoller, le bout de mon sexe dégoulinait tout le temps, et avec son index elle prenait cette liqueur que j'adore et elle portait son index trempé de mon liquide à ses lèvres puis à mes lèvres. Son minou était aussi toujours mouillé, rasé, et nous avions éperduement envie de la meme chose à tout moment : oui nous avions toujours envie de sexe.
Les années ont passé, à nous croiser quelques weeks ends par an, et pendant ce temps nous avons vécu nos vies loin l'un de l'autre; de toute façon, je ne pouvais pas faire ma vie avec elle, elle le savait bien meme si elle espérait, car nous étions très différents sur le plan humain, social, spirituel, économique : tout nous séparait, sauf le sexe qui fut un summum fusionnel. On va se quitter, me disait elle, et je pense qu'on ne retrouvera jamais, ni toi ni moi, une personne avec qui s'entendre sexuellement comme on s'est entendus. Nous étions persuadés de çà (l'avenir contredira cette croyance, heureusement).
La dernière fois qu'on s'est vus à Paris, elle me reprocha de ne pas marcher main dans la main, de ne plus etre aussi complice. Il faut dire que cela faisait longtemps qu'on ne s'était pas vus et qu'entre temps nous avions vécu elle comme moi des amours. La soirée fut arrosée, et gai comme un innocent, je m'endormis le soir à l'hotel sans aucune envie de lui faire l'amour. Au réveil le matin, nous étions en froid, nous ne parlions presque pas. Au moment de fermer la porte de la chambre, je lui lui lançais : "c'est con mais j'ai trop envie de baiser avant de partir". Son sang ne fit qu'un tour, et après une réserve polie, les verrous sautaient : je quittais sa robe et la prenais par derrière avec un vrai bonheur.
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16.04.2008
Mes amies N° 6
Ma Nath, j'ai longtemps révé de toi. Et je sais que tu le sais un peu. Tout çà, çà remonte à maintenant 5 ans ? Oui 5 ans environ, 5 ans déjà. Au moment où j'écris ces mots, tout est fini et je n'ai plus pour toi le moindre reve, la moindre envie, le moindre désir. J'ai trop longtemps attendu et rien n'est venu. Aucun signe de toi. Rien. Aujourdh'ui, la page est tournée et si je me replonge dans notre histoire, c'est pour continuer le jeu de ce blog et me souvenir de mes amies, mes amours, et tu en fais partie bien sur, tu es meme la 1ère de toutes, peut etre.
Ma Nath, nous sommes au début de notre rencontre, rappelle toi Nathalie... c'est toi qui a osé faire le 1er pas en me disant : Raphaél, je pense avoir des sentiments pour toi. Moi qui n'étais pas libre à cette époque, je t'ai souri et je t'ai répondu : moi aussi je t'aime bien, tu sais. Je n'ai pas voulu comprendre. Je ne sais meme pas si j'avais compris. Je ne voulais pas comprendre. Puis à partir de ce moment là, on a commencé à passer du temps ensemble, à parler, parler. C'est toi qui m'a appris le sens des relations humaines, puis amoureuses, toi qui m'a fait découvrir la psychologie relationnelle, alors nous parlions des heures, de tout, de rien, surtout des couples, des histoires, et des reves au fond de notre coeur, et nous apercevions dans les yeux de l'autre notre propre désir. Un jour, nous étions tous les 2 allongés au bord de l'eau, et tu m'as dit : Ecoute, j'ai envie de te dire quelque chose, et si nous partions 3 jours à la mer en toute amitié ? D'accord en toute amitié ? On verra bien, ne réfléchissons pas à autre chose que l'amitié, et s'il doit se passer quelque chose...Il s'est passé quelque chose avant notre départ. C'était au début de l'été et je l'ai appelée pour lui proposer d'aller danser en boite. Elle m'a répondu enthousiaste. Puis 1 heure après, le téléphone sonnait : Raphaél, ton invitation est trop gentille, çà me fait vraiment plaisir, mais franchement j'ai réfléchi, non je ne peux pas. Mais pourquoi Nathalie ? J'ai peur qu'avec la musique, les boissons, l'ambiance, on ne fasse une bétise. J'ai dit : d'accord, tu as peut etre raison, alors à une prochaine fois et je raccrochais. La prochaine fois eut lieu quelques jours après. Nous étions bien dans cette boite, je dansais avec elle, je la dévorais des yeux, nos corps se frolaient sans se toucher. Et c'est assis au bar, poussé irrésistiblement vers elle, que je posais ma main sur son genou pendant qu'elle me parlait. Je me rappelle, elle sourcilla à peine, elle continuait à parler comme si de rien n'était. Puis nos bouches se sont rapprochées, je me rappelle de ce 1er baiser, de tes lèvres et de nos langues si douces, c'est comme si elles se connaissaient déjà. Je m'en rappelle comme si c'était hier, car c'était beau et tu étais belle, j'adorais ton visage, vraiment, tes yeux bleux, et ta voix...Quand je t'ai déposée devant chez toi, on s'est à nouveau embrassés, et tu as posé ta main sur mon jean pour toucher mon sexe. Tu as vite compris mon désir, et tu m'as dit : on va chez toi ou chez moi ? Moi, surpris, destabilisé, pas habitué à tomber amoureux, je t'ai répondu n'importe quoi : on va chez moi ! Et chez moi, nous avons fait l'amour pour la 1ère fois, tu m'as dominé comme à chaque fois, et cette 1ère fois a été très bonne pour nous 2. Je ne réfléchissais pas, tout s'emballait, j'étais pret à tout balancer de ma vie, et c'est ce que j'ai fait qq mois après. Pour moi avant tout. Pour toi peut etre aussi. Sauf que quand tu as appris que je mettais le changement en place, tu m'as redemandé ton amitié. Je ne comprenais pas que ces longs mois de bonheur vécus ensemble et de reve commun soient anéantis par cette demande.
C'est à partir de ce moment que tout bascula. Je n'avais pas envie de comprendre autre chose que tu ne voulais plus de moi. Tu insistais pourtant, tu voulais mon amitié et pas me perdre. Je n'ai pas voulu comprendre que tout allait trop vite pour toi, que j'avais pris des décisions qui te déstabilisaient à ton tour, et tu as commencé à t'éloigner de moi. Je n'avais pas envie de comprendre que tu me testais surement, tu testais la sincérité et la profondeur de mon amour pour toi. Je n'étais pas assez libre dans ma tete pour comprendre cela à ce moment, et je t'ai rejetée. Le dernier soir où tu as diné chez moi, je t'ai fait face debout, et je t'ai demandé dans les yeux : tu as été vraiment amoureuse de moi ? Et tu m'as répondu : Que oui j'ai été amoureuse de toi. Cette réponse me suffisait, je n'avais pas envie de me battre ni te reconquérir, je partais perdant d'avance. Mais pourquoi putain je ne me suis pas battu pour tes jolis yeux ? Pourquoi ?
Pendant ces années qui ont passé, j'ai revé de toi, souvent. Je disais à tout le monde que tu avais été mon plus bel amour, et que ces amours là ne finissent jamais. Et qu'un jour, nous aurions peut etre un destin ensemble. Je suis sorti souvent en ville, dans nos endroits qu'on fréquentait. Jamais on ne s'est croisés. Si, 2 petites fois, au loin, sans un regard pour l'autre, comme si nous ne nous voyions pas. C'était peut vrai. En tout cas, c'était fou de ne pas se croiser en face à face, pour de vrai, au moins 1 fois durant toutes ces années. Non, rien, jamais.
Le temps a passé, puis j'ai rencontré l'an passé mon amie actuelle, la femme de mes reves, la femme pour la vie peut etre. Je n'ai aucun doute aujourdh'ui. Cela faisait 1 mois environ que ma rencontre avait eut lieu que je t'ai alors aperçue, Nath. Voilà c'est çà le destin, il est clair pour moi: tu venais trop tard, définitivement trop tard. Si nous avions été faits l'un pour l'autre, le destin nous aurait mis ensemble avant. Et puis tu n'as jamais donné signe de vie durant toutes ces années. Jamais. Ni meme pour le jour de l'an. Ah si, la 1ère année seulement. Sauf que je n'étais pas guéri de toi à cette époque et je ne t'avais pas répondu. Tu avais pris ton tél qq jours après, inquiète, et j'avais été désagréable.C'est pour çà surement que j'explique ton long silence de plusieurs années. Donc quand on s'est croisés dans ce supermarché, c'est moi qui t'a aperçue dans une allée. Mon coeur s'est accéléré, comme si je venais de faire un sprint. J'avais le souffle coupé. Comment te parler dans ces conditions ? J'ai tourné les talons et me suis mis à marcher dans les allées en prenant de grandes respirations d'air pour me calmer. Je te guettais de loin, je me rapprochais de toi pour t'aborder, et mon coeur rebattait la chamade. Je m'éloignais à nouveau de toi, tout ceci sans que tu te doutes de rien. Le temps passait, et tu te rapprochais des caisses. Je n'avais plus le choix, tu allais sortir, il fallait que je sorte du gué. Tu avais le dos tourné quand je me postais juste derrière toi. Je ne disais rien, je te regardais intensément. Puis à un moment tu t'es retournée. Tu as été toi aussi foudroyée par la surprise et l'émotion. Le rouge est monté à tes joues, mais tu n'as pas changé, tu t'es vite reprise et tu as été si charmante comme avant : Raphaél, comme je suis contente de te revoir....moi aussi tu sais. On a pris de nos nouvelles, des amis communs, puis au moment de partir, on a continué encore un peu à parler, et elle m'a proposé qu'on se revoit si on voulait à l'occasion. C'est à ce moment là que nous avons à nouveau échangé nos numéros de téléphone, à ce moment là que je lui lançais sans réfléchir, et par fidélité à mon amie et surement pas pour la blesser, la phrase suivante : Tu sais, j'ai rencontré quelqu'un il n'y a pas longtemps. Elle m'a regardé en me disant : Ah c'est bien, mais alors ce n'est peut etre pas la peine qu'on prenne nos portables. Et moi bétement je lui ai répondu : ben si, en quoi çà change ? On s'est dits au revoir, elle ne m'a évidemment jamais rappelé, moi non plus.
Cette histoire si lointaine et si proche en meme temps, est une histoire bien finie aujourdh'ui. Peut etre l'ai je trop révée, trop idéalisée. Nath m'a appris à avancer, à assumer ses choix dans la vie, à tourner des pages, à trancher et non pas à fissurer, à rechercher le bonheur sans contrainte, j'ai beaucoup appris avec elle et avancé loin, pendant qu'elle, elle est restée, j'ai l'impression, sur ses belles paroles théoriques, sans changer. Je l'ai retrouvée la meme 5 ans après, célibataire et seule, alors qu'il me semble que j'ai tant changé, moi. Je n'ai eu aucune hésitation, aucun doute face à elle. L'histoire venait de se finir une 2ème fois, 5 ans après et c'était bien la toute dernière fois cette fois ci.
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