06.10.2009

De retour

Après un bel été, ce fut la rentrée de septembre, tonique, dynamique, mouvementée, pour beaucoup d’entre nous ou presque, comme tous les ans ou presque.
Le blog a été mis de coté, sans y penser vraiment tout y en pensant un peu. Car les blogs ont une relation particulière avec le temps. Le bloggeur construit une relation avec des lecteurs inconnus, jour après jour, en essayant souvent de faire partager sa vie au quotidien, en passant de ses états d’âme à ses rencontres, de ses joies à ses déceptions, de son boulot aux sorties : bref c’est souvent l’humeur du jour qui y est décrite, comme un défouloir salutaire.
Quand on n’écrit pas régulièrement, c’est assez différent. L’histoire humaine du bloggeur n’est pas racontée au jour le jour, donc elle est plus décousue, et même si quelques morceaux du puzzle peuvent être reconstitués, ce sont plutôt les narrations du moment présent qui priment : çà reflète moins la vie continue et quotidienne des petits instants, avec le risque d’être moins suivi, moins lu.
A l’inverse donc, la vie racontée jour après jour dans un blog permet de s’habituer à la personne, de s’identifier parfois, d’attendre son prochain commentaire comme on le ferait d’un feuilleton, à tutoyer ses sentiments, son caractère, sa personnalité, à le toucher presque tellement on approche sa vie intime..

Moi, je suis irrégulier. Car ce n’est pas un journal intime, et pourtant mon impudeur dans la description de mes sentiments, mes émotions, mes relations, mes passions, est entière. A nu.
Je me mets à nu, non par exhibitionnisme, mais par cette volonté farouche d’être moi-même dans ce que je vis et ressens. J’ai envie, en tant qu’homme, de partager ce qu’il y a en moi.

Je disais que le blog a une relation particulière avec le temps. Je pensais au livre de Charles Darwin, « La théorie de l’évolution ». Osée la comparaison ? Oui, mais les blogs évoluent car les etres humains évoluent, constamment, et il est intéressant de lire des blogs sur la durée, de voir les évolutions humaines, ce qui les préoccupe un moment disparaît au profit d’autre chose, d’une autre vie, d’autres objectifs ; et c’est ainsi que des blogs se ferment tous les jours car la vie des gens a changé. Ce qui paraissait important et vital à un moment, devient dérisoire, superfétatoire à un autre moment. L’évolutionnisme se confond donc avec la grande horloge.

Je ne sais plus qui vous etes, ce que vous faites, si vous écrivez encore ou pas dans un blog vous aussi, si vous me lisez parfois...à lire les stats je constate avec surprise un nombre presque toujours équivalent de visites, même sans article depuis plus de 2 mois ; prenez vous plaisir à me lire ou préférez vous les blogs comme des feuilletons qui chaque jour racontent la petite vie ? Il y a comme çà des pseudos qui me parlent quand je viens ici, dont j’attends peut être les remarques, les réactions, les échanges : me viennent à l’esprit ceux-ci, Lolita, Lau, Nath, Hélène, et d’autres....

Tiens, vous savez quoi ? çà me fait plaisir tout plein de réécrire ici, et je crois que j’attends d’être lu par le plus grand nombre mais surtout par des femmes, car mon blog ne semble attirer que le regard de femmes principalement, leurs yeux sur mes mots, leur silence discret, leurs réactions touchantes....j’ai envie de çà, de cette relation virtuelle par les mots, de toucher et d’être touché, et au-delà des mots de caresses indiscrètes à partager ...

08.07.2009

L'été 2009

Quand je pense à Alfred de Musset qui a écrit "Les jeux de l'amour et du hasard", je ne peux m'empecher de penser à différentes périodes de ma vie.

Ce titre m'interpelle, car tout le monde ne peut pas s'y reconnaitre au meme moment.

Musset (autorisez moi ce raccourci patronymique) parle de jeux et de hasard, 2 mots qui s'assemblent bien telle la roulette russe qui est un véritable jeu de hasard, ou comme la plupart des jeux en général. Mais que vient faire le mot amour dans cette loterie ?

Je crois que, quand on est jeune, adolescent, jeune adulte, ou célibataire adulte, l'amour se sublime souvent dans les fantasmes du jeu, se passionne souvent pour le hasard. J'ai joué, j'ai perdu...ou j'ai gagné cette fois. Si on joue avec le feu de l'amour, on peut se bruler les ailes, sauf si le hasard, la chance en l'occurence, nous épargne. L'amour rend heureux comme malheureux, c'est une question de chance, de hasard. Mais jouer avec l'amour est à coup sur risqué.

Ma pensée est que plus tard, quand on a trouvé l'amour, peut etre par chance, par hasard, par coincidence, on n'a plus envie de jouer, car si la vie peut etre vécue comme un vaste jeu, la vraie relation amoureuse, elle, ne peut plus jouer au ping pong sentimental ni au cache cache de ses véritables sentiments.  

L'Amour réclame de la constance, de la sincérité, de la sublimation, de la profondeur, loin des jeux superficiels d'Alfred.

Bonnes vacances à toutes et tous, belles rencontres futiles et superficielles le temps d'un été... ou plus profondes et sublimes si le hasard vous met en travers de votre chemin, le prince ou la princesse charmant(e) tant attendus...    

        Bel été 2009 à toi bel ami, à toi belle amie

                                                                 

09.06.2009

Une beauté à part


J’entretiens avec mon ex amoureuse que je croise régulièrement des relations particulières.
Nous ne sommes plus amoureux l’un de l’autre depuis longtemps, la passion de l’époque n’était pas vraiment de l’amour, seulement des sentiments d’amour, mais nous sommes restés attirés l’un à l’autre en souvenir de nos effusions passionnelles, de nos moments interdits et cachés. C’est beaucoup en terme d’émotions et de souvenirs, pas grand chose en terme de chemin de vie, rien en terme d’envie ou de projet. C’était notre choix commun et qui est resté notre ligne de conduite, sans le dire.
A périodes et intervalles plus ou moins irréguliers, très irréguliers, nos regards et nos mots sont comme des aimants qui nous poussent à nous retrouver comme 2 amants.
Ce moment d’attirance physique l’un pour l’autre resurgit depuis quelques jours.
Ma beauté et moi avons, à demi mots, à mots couverts, à mots dévoilés progressivement, décidé de nous voir cette semaine à l’hôtel. En osant parler un peu plus, elle m’a redit son envie, puis son fantasme : « je n’ai jamais vu de film x de ma vie ». Tu aimerais qu’on le regarde ensemble dans la chambre ? « Oui, çà serait sympa ». Ces retrouvailles avec ce fantasme presque puéril d’une femme pourtant mure avec 2 enfants à charge, mais encore jeune, jeune par rapport à moi, me fascine, m’excite, me fait à mon tour fantasmer.
Je lui ai dit que j’amènerai mon lecteur dvd, et pour le film comment faire lui dis je ? Car je n’en ai plus chez moi ni vu depuis belle lurette. « Ecoute, il y a un sex shop qui s’est créé pas loin ». Je souris, je suis ravi, mais je ne veux surtout pas lui dire que je vais aller louer un dvd. Je veux que ce soit elle !
Je lui dis « Tu pourrais aller le réserver, car tu connais mon emploi du temps, je n’aurai jamais le temps ». Elle me répond : « oui ok pas de pb ».
Ce matin, je lui redemande : « alors c’est bon pour le louer ? çà te dérange vraiment pas ? « elle me répond très naturellement : « non pas du tout, j’irai ce soir avec ma cb ».
Je lui redemande encore si elle a toujours envie de me revoir, si elle n’a pas changé d’avis.
Elle me répond que non, et je lui dis que je trouve étonnant et excitant cette situation, nos envies réciproques de tendresse, d’affection, mais aussi et surtout de sexe.
Je lui dis qu’en échange de son fantasme, je lui ai réservé quelques petites surprises.
Elle sourit avec des yeux langoureux et plein d’envie, ne me demande pas quoi car j’insiste sur les petites surprises à mon tour.
Cette femme là, cette beauté qui ne m’appartient pas, me fait fantasmer quand son regard se pose sur moi, et que je lis son envie d’amour sexuel. J’ai envie qu’elle soit dans ces moments intimes à moi, tout à moi, à ma main, envie de l'amener à des jeux sexuels, envie de la voler à un autre, envie de lui faire découvrir des choses qu'elle méconnait, de la soumettre, car elle rêve et fantasme sur l’interdit, les interdits, tout simplement pour fuir sa relation de femme trop rangée, trop conformiste, trop ennnuyeuse.
J’ai retrouvé, du temps de ma vie de célibataire, 2 gods et des menottes qu’une femme m’avait amené et laissé à son départ. Les menottes, je n’aime pas trop, en tout cas ma beauté est trop pure pour prendre du plaisir à ce jeu là, donc c’est non. Quant aux gods, ce n’est pas non plus une chose exceptionnelle, mais je sais qu’elle ne connaît pas vraiment, et je ne veux pas non plus lors de notre rencontre trop vite lui faire l’amour : j’ai envie de jouer, de la voir et la regarder nue, longuement, la détailler, découvrir à nouveau son corps en toute impudeur, envie de lui demander qu’elle se caresse devant moi, puis qu’elle prenne le god amené pour elle et qu’elle joue devant moi, les jambes écartées. Je ne sais pas quelle sera sa réaction, mais j’amènerai aussi un petit god anal, que j’ai envie qu’elle essaie sur moi. Osera t-elle ? aura-t-elle envie ? je ne sais pas.
En écrivant ces lignes, j’ai en tete ces histoires d’amour interdit entre des amants, qui finissent mal, où l’un piège l’autre en lui faisant subir des supplices ou en le tuant. La presse s’en fait souvent l’écho, le dernier en date étant l’histoire tragique de David Carradine.
Je ne peux m’empecher de penser à cela, et comprendre que parfois le tragique puisse arriver par des maitresses trop longtemps écartées, rabaissées, négligées, après tant de promesses ignobles non tenues. Le passage à l’acte devient alors, pour ces femmes trahies, une évidence et l’amant tant aimé devient l’homme à abattre pour oublier d’avoir trop longtemps été soumise à un indifférent.

Ces rencontres avec ma beauté, rares, très rares, ne sont nullement de cet ordre là.
Elles sont de l’ordre de l’envie, du consentement mutuel, de l’attirance physique et sexuelle, sans promesse, sans futur ; seul l’instant présent existe.
Après l’hotel, chacun reprendra ses habits, comme 2 étrangers qui continueront à se croiser, jusqu'à une prochaine fois peut etre, cette année ou l’an prochain, car la rareté des rencontres est le garant du fantasme absolu et donc d’un plaisir librement consenti, accepté et recherché, d'un plaisir qu'on souhaite à chaque fois total.