07.05.2012
Les aimants
Il n'y a pas d'amour heureux, dit on. Peut etre qu'on confond l'amour avec l'éternité, le toujours. Quand j'aime, je suis heureux, jusqu'au jour où je n'aime plus. Je ne suis pas un Don Juan, je ne collectionne pas, je suis fidèle en amour.Je veux bien Casanova, parfois, celui qui séduit et aime séduire, d'accord.
J'ai été inspiré par les mots de Jean Daniel qui raconte son amitié avec Albert Camus : " chaque fois qu'il avait eu une liaison avec une femme, c'était un sentiment de gratitude qui l'haibtait. C'était sa fidélité. La fidélité à une maitresse comptait presque autant que l'amour qu'il portait à sa femme. Il n'y a que des gens très fins qui peuvent comprendre. Il maintenait avec sa femme les ferveurs intermittentes de la conjugalité, mais en meme temps il était fidèle, ressentant pour chacune, à jamais, une reconnaissance inépuisable. Je garde pour la vie, un à un, les souvenirs des moments qu'elles m'ont donnés".
Je suis, comme au 1er jour de ma rencontre avec Clarence, un homme émerveillé de cet amour, émerveillé qu'elle m'aime, qu'elle pense à moi, qu'elle vibre pour moi, qu'elle me donne tout d'elle, c'est à dire son intimité la plus profonde et la plus secrète. D'autant plus que j'estime Clarence comme une femme très belle, exceptionnelle, pas du tout dans la séduction malgré ses charmes évidents, ce qui me rend d'autant plus amoureux. Elle n'a jamais de regards envers d'autres hommes, jamais d'attirance pour un autre, ni des mots de flatterie à l'exterieur de nous. Elle ne joue pas, elle est terriblement dans le moment présent. Elle ne trouve pas beaucoup d'hommes séduisants, elle n'aime que son compagnon qui ressemble étrangement au seul homme qu'elle adore littérallement et qui ressemble beaucoup comme par hasard à son compagnon: Jude Law, l'acteur à la beauté renversante. Moi qui suis tout l'inverse d'un très beau Jude Law, ni grand ni blond ni aussi beau, je suis scotché et éperduement reconnaissant de cet amour entre elle et moi. Elle est belle et chaque jour qui passe, est un jour de bonheur. J'aime la regarder sans jamais me lasser, tout me séduit en elle, la moindre parcelle de peau que j'aperçois d'elle me fait chavirer, me transporte. Je sais, c'est excessif, mais c'est ainsi. Je passerais des heures à regarder ses mains, ses ongles, ses poignets, ses bras, ses dents, ses lèvres, ses oreilles, ses jambes, c'est pour cela que j'aime tant l'embrasser sans pudeur, sans gène, j'aime sans aucune gène la lécher partout, meme au milieu de ses fesses qu'elle me tend à chaque fois pour que ma langue la fouille, meme son petit trou sans me soucier de la gène éventuelle...Je suis éperduement fidèle à Clarence, je serais incapable de la tromper.Quand une ex amie au doux prénom d'Emmanuelle m'a manifesté l'autre jour une certaine jalousie de ressentir une probable relation avec Clarence, j'ai été hyper géné, je ne voulais pas tromper Clarence, et je sentais Emmanuelle qui voulait me tester, c'était la signification de son baiser dans mon cou, je n'ai pas réagi, çà lui a suffi pour comprendre ce qu'elle suspectait : j'étais piégié quoi que je fasse de toute façon : ne pas réagir comme j'ai fait a été une petite goujaterie quand meme envers Emmanuelle, et lui rendre meme un chaste baiser, m'aurait été insupportable vis à vis de Clarence et je ne l'ai donc pas fait.Clarence, je suis reconnaissant de son amour pour moi, comme si je ne le méritais pas. Pourtant, si je ne suis pas Jude Law, j'ai des atouts pour séduire aisément des belles femmes, car je le vois aux regards de connivence et de séduction, dans la rue ou ailleurs. J'adore voir une très belle femme poser son regard dans le mien sans pudeur, j'en suis encore surpris de plaire ainsi, alors que pendant des années, j'étais transparent. Etrange et beau de vivre avec la maturité de l'age ces moments de séduction, et de s'apercevoir qu'on plait : c'est merveilleux. J'aime ce passage : "Des pans entiers de mon existence avec Clarence lui échappaient et l'indiffèraient et cela était réciproque. Elle me les laissait, comme je lui laissais explorer ses jardins secrets. Dès le début de notre histoire, nous avions recensé nos différences, préempté nos espaces intimes, nos temps personnels. Nos égoismes se respectaient. Le réglage de nos solitudes s'opérait dans une anarchie naturelle, heureuse, en marge des lois communes aux autres couples. Les soupçons, les jalousies ne passaient pas entre nous. Souvent, quand on aime, on a beau étreindre l'autre, lui parler toujours, il vous manque encore. Donner sa peau ou ses mots ne change rien. En général, il n'y a pas d'amour heureux. L'amour est inquiet, mendiant, il devient vite un droit à tyranniser l'autre. Nous, nous étions toujours riches de nous voir, dans un bonheur limpide et confiant. Nous nous aimions sans peur et sans reproche, sans éprouver le besoin de nous le dire. On se foutait la paix avec l'amour."
J'ai beau l'étreindre, lui parler toujours, elle me manque encore.
J'ai été inspiré par les mots de Jean Daniel qui raconte son amitié avec Albert Camus : " chaque fois qu'il avait eu une liaison avec une femme, c'était un sentiment de gratitude qui l'haibtait. C'était sa fidélité. La fidélité à une maitresse comptait presque autant que l'amour qu'il portait à sa femme. Il n'y a que des gens très fins qui peuvent comprendre. Il maintenait avec sa femme les ferveurs intermittentes de la conjugalité, mais en meme temps il était fidèle, ressentant pour chacune, à jamais, une reconnaissance inépuisable. Je garde pour la vie, un à un, les souvenirs des moments qu'elles m'ont donnés".
Je suis, comme au 1er jour de ma rencontre avec Clarence, un homme émerveillé de cet amour, émerveillé qu'elle m'aime, qu'elle pense à moi, qu'elle vibre pour moi, qu'elle me donne tout d'elle, c'est à dire son intimité la plus profonde et la plus secrète. D'autant plus que j'estime Clarence comme une femme très belle, exceptionnelle, pas du tout dans la séduction malgré ses charmes évidents, ce qui me rend d'autant plus amoureux. Elle n'a jamais de regards envers d'autres hommes, jamais d'attirance pour un autre, ni des mots de flatterie à l'exterieur de nous. Elle ne joue pas, elle est terriblement dans le moment présent. Elle ne trouve pas beaucoup d'hommes séduisants, elle n'aime que son compagnon qui ressemble étrangement au seul homme qu'elle adore littérallement et qui ressemble beaucoup comme par hasard à son compagnon: Jude Law, l'acteur à la beauté renversante. Moi qui suis tout l'inverse d'un très beau Jude Law, ni grand ni blond ni aussi beau, je suis scotché et éperduement reconnaissant de cet amour entre elle et moi. Elle est belle et chaque jour qui passe, est un jour de bonheur. J'aime la regarder sans jamais me lasser, tout me séduit en elle, la moindre parcelle de peau que j'aperçois d'elle me fait chavirer, me transporte. Je sais, c'est excessif, mais c'est ainsi. Je passerais des heures à regarder ses mains, ses ongles, ses poignets, ses bras, ses dents, ses lèvres, ses oreilles, ses jambes, c'est pour cela que j'aime tant l'embrasser sans pudeur, sans gène, j'aime sans aucune gène la lécher partout, meme au milieu de ses fesses qu'elle me tend à chaque fois pour que ma langue la fouille, meme son petit trou sans me soucier de la gène éventuelle...Je suis éperduement fidèle à Clarence, je serais incapable de la tromper.Quand une ex amie au doux prénom d'Emmanuelle m'a manifesté l'autre jour une certaine jalousie de ressentir une probable relation avec Clarence, j'ai été hyper géné, je ne voulais pas tromper Clarence, et je sentais Emmanuelle qui voulait me tester, c'était la signification de son baiser dans mon cou, je n'ai pas réagi, çà lui a suffi pour comprendre ce qu'elle suspectait : j'étais piégié quoi que je fasse de toute façon : ne pas réagir comme j'ai fait a été une petite goujaterie quand meme envers Emmanuelle, et lui rendre meme un chaste baiser, m'aurait été insupportable vis à vis de Clarence et je ne l'ai donc pas fait.Clarence, je suis reconnaissant de son amour pour moi, comme si je ne le méritais pas. Pourtant, si je ne suis pas Jude Law, j'ai des atouts pour séduire aisément des belles femmes, car je le vois aux regards de connivence et de séduction, dans la rue ou ailleurs. J'adore voir une très belle femme poser son regard dans le mien sans pudeur, j'en suis encore surpris de plaire ainsi, alors que pendant des années, j'étais transparent. Etrange et beau de vivre avec la maturité de l'age ces moments de séduction, et de s'apercevoir qu'on plait : c'est merveilleux. J'aime ce passage : "Des pans entiers de mon existence avec Clarence lui échappaient et l'indiffèraient et cela était réciproque. Elle me les laissait, comme je lui laissais explorer ses jardins secrets. Dès le début de notre histoire, nous avions recensé nos différences, préempté nos espaces intimes, nos temps personnels. Nos égoismes se respectaient. Le réglage de nos solitudes s'opérait dans une anarchie naturelle, heureuse, en marge des lois communes aux autres couples. Les soupçons, les jalousies ne passaient pas entre nous. Souvent, quand on aime, on a beau étreindre l'autre, lui parler toujours, il vous manque encore. Donner sa peau ou ses mots ne change rien. En général, il n'y a pas d'amour heureux. L'amour est inquiet, mendiant, il devient vite un droit à tyranniser l'autre. Nous, nous étions toujours riches de nous voir, dans un bonheur limpide et confiant. Nous nous aimions sans peur et sans reproche, sans éprouver le besoin de nous le dire. On se foutait la paix avec l'amour."
J'ai beau l'étreindre, lui parler toujours, elle me manque encore.
18:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
22.04.2012
çà vous dit un doigt de politique ?
C'est dimanche et cette note sautodétruira demain, c'est comme l'élection du 1er tour : c'est aujourdh'ui, car demain c'est trop tard.Alors moi, je vote. Pour qui votez vous ? Ah le sujet...Les gens ne disent pas trop, mais çà se voit comme le nez sur leur figure.
Prenez votre commerçant de quartier qui tient le bar du coin : je lance le sujet pour le titiller : alors, çà parle beaucoup de politique au bar ? Il fait mine de ne pas répondre, j'insiste une fois, et voilà que c'est parti : "Les gens sont tétanisés, vous savez, ils attendent dimanche, tout est bloqué en ce moment, personne ne veut plus investir, les projets sont dans les cartons, voilà ce que j'entends".
Ouah, je le regarde avec stupeur et sourire très naif : "ahhhh...bonnnn ?"Je vois bien où il veut en venir, pas la peine qu'il me dise pour qui il vote, il est commerçant, il vote "au moins" pour Sarkozy.
Il a bien vu que je suis resté neutre, que j'ai ni infirmé ni confirmé, il se reprend vite, ben vi suis client quand meme : "Bon, je dis pas pour l'ouvrier ou l'employé, lui il s'en fout, çà changera rien à sa vie, je parlais des investisseurs, bref ceux qui ont de l'argent et qui savent pas qui va passer, çà les inquiète". Je le regarde (je sais pas comment en fait) : "ah okayy, ben oui l'ouvrier y va bosser lundi matin avec son meme salaire, quant au riche, je reste très évasif, comme les paradis fiscaux ( compris le jeu de mots, là ? "évasif-paradis fiscaux ?")...
L'autre jour, un couple d'amis vient chez moi, on parle politique, çà les démange, car je les fais patienter avant de manger (oui bon, là y a aussi un jeu de mots : "démange- manger", ok ?). Lui, il part au 1/4 de tour, il est ronchon, il vote Mélenchon. Elle, elle la joue plutot "dame", non non moi je ne suis pas d'accord, ce n'est pas en vociférant qu'on va régler les problèmes, et puis je suis fille de patron, alors la gauche je dis pas, mais je penche plutot à droite comme ma famille, enfin disons au centre.
Bref, tout çà me plait bien, ces petites discussions de café du commerce, personne ne veut dire pour qui il vote tout en montrant clairement son choix. En résumé, voilà ce que je retiens d'une manière caricaturale (bien sur, on se détend ! ) :
Le vote de droite dit : je ne suis pas pour l'assistanat, les gens qui ne foutent rien, la gauche les aide trop pendant que ceux qui se lèvent le matin et qui triment, n'ont pas d'aide sociale, y en marre.
Le vote de gauche dit : y en a marre des riches, de la bourse, tous ces patrons qui s'en foutent plein les fouilles, le smic n'est pas relevé, comment on fait pour vivre ? On est pour le social.
Voilà, d'un coté un camp pense qu'il y a trop de social, et l'autre camp, pas assez de social.
Dis moi qui est ta famille et quel est ton métier, et je te dirais pour qui tu votes.
Prenez votre commerçant de quartier qui tient le bar du coin : je lance le sujet pour le titiller : alors, çà parle beaucoup de politique au bar ? Il fait mine de ne pas répondre, j'insiste une fois, et voilà que c'est parti : "Les gens sont tétanisés, vous savez, ils attendent dimanche, tout est bloqué en ce moment, personne ne veut plus investir, les projets sont dans les cartons, voilà ce que j'entends".
Ouah, je le regarde avec stupeur et sourire très naif : "ahhhh...bonnnn ?"Je vois bien où il veut en venir, pas la peine qu'il me dise pour qui il vote, il est commerçant, il vote "au moins" pour Sarkozy.
Il a bien vu que je suis resté neutre, que j'ai ni infirmé ni confirmé, il se reprend vite, ben vi suis client quand meme : "Bon, je dis pas pour l'ouvrier ou l'employé, lui il s'en fout, çà changera rien à sa vie, je parlais des investisseurs, bref ceux qui ont de l'argent et qui savent pas qui va passer, çà les inquiète". Je le regarde (je sais pas comment en fait) : "ah okayy, ben oui l'ouvrier y va bosser lundi matin avec son meme salaire, quant au riche, je reste très évasif, comme les paradis fiscaux ( compris le jeu de mots, là ? "évasif-paradis fiscaux ?")...
L'autre jour, un couple d'amis vient chez moi, on parle politique, çà les démange, car je les fais patienter avant de manger (oui bon, là y a aussi un jeu de mots : "démange- manger", ok ?). Lui, il part au 1/4 de tour, il est ronchon, il vote Mélenchon. Elle, elle la joue plutot "dame", non non moi je ne suis pas d'accord, ce n'est pas en vociférant qu'on va régler les problèmes, et puis je suis fille de patron, alors la gauche je dis pas, mais je penche plutot à droite comme ma famille, enfin disons au centre.
Bref, tout çà me plait bien, ces petites discussions de café du commerce, personne ne veut dire pour qui il vote tout en montrant clairement son choix. En résumé, voilà ce que je retiens d'une manière caricaturale (bien sur, on se détend ! ) :
Le vote de droite dit : je ne suis pas pour l'assistanat, les gens qui ne foutent rien, la gauche les aide trop pendant que ceux qui se lèvent le matin et qui triment, n'ont pas d'aide sociale, y en marre.
Le vote de gauche dit : y en a marre des riches, de la bourse, tous ces patrons qui s'en foutent plein les fouilles, le smic n'est pas relevé, comment on fait pour vivre ? On est pour le social.
Voilà, d'un coté un camp pense qu'il y a trop de social, et l'autre camp, pas assez de social.
Dis moi qui est ta famille et quel est ton métier, et je te dirais pour qui tu votes.
09:56 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19.04.2012
Après la joie du jour, le blues du soir
L'écriture intimiste est trompeuse, car elle n'est qu'une photographie instantanée. Elle donne l'impression fausse d'un état d'esprit permanent, or elle ne révèle que le seul moment de l'instant présent, pas celui d'il y a 2 heures ni le temps d'après. C'est ainsi que la journée peut etre gaie, et que le soir l'envie d'écrire le blues peut etre présente. C'est ainsi et c'est mon droit. J'aime aussi "cultiver" par moments la tristesse, la mélancolie, le blues, ce ne sont ni plus ni moins que des émotions, des états d'ame. Tout simplement parce que la vie est remplie de tristesse autour de nous, et qu'en journée le tourbillon ne nous permet pas de nous arreter pour regarder la tristesse des autres. Alors il arrive que le soir, exténué de la journée, fatigué nerveusement de tant de retenue polie, on se laisse aller à redevenir enfin soi meme, à retrouver sa sensibilité, et sa tristesse.
Le matin a mal commencé. "Elle", elle est arrivée avec un air détaché, alors que je bossais depuis un moment mes dossiers. Tu viens prendre un café, me dit elle ? J'ai trouvé sympa cette invitation, j'ai tout laissé et je l'ai suivie. Mais j'étais trop dedans mes dossiers, et une remarque est partie, elle réagit, je sur-réagis, je me casse sans prendre le café avec elle, fou de rage. Ma matinée a été perturbée, j'ai redoublé de travail pour oublier, et nous nous sommes retrouvés en milieu de journée, nous avions chacun envie de verser une larme. Puis nous nous sommes embrassés, je l'ai caressée, elle s'est laissée faire, la joie est revenue.Puis il y a eu les emmerdes au boulot, les soucis, mon collègue pas en forme et qui va subir une nouvelle intervention chirurgicale d'importance, on en parle ensemble, je vois ses yeux en larmes mais tout en retenue et plein de pudeur, j'ai les boules. Puis ce soir, dans ma famille, on reparle de ce traitement qui recommence pour éradiquer cette pieuvre et j'ai de la tristesse pour ce parent.
Avec "elle" ce soir on s'est quittés "mal". Elle était bien pourtant, moi je voulais ses calins à elle, je voulais la caresser, l'embrasser, et baiser avec elle, oui vraiment. Elle le savait car notre après midi a été complice, elle a aimé mes caresses indécentes en cours d'après midi, et pourtant ce soir, elle n'était pas pressée d'aller plus loin. Pensait elle à ma sortie précipitée de ce matin du café, ou voulait elle seulement profiter d'un moment calme et intime sans y mettre de la passion ? Moi çà m'a fait un peu vriller, j'aurais pu l'embrasser, violer son intimité, elle aurait accepté et nous aurions fait l'amour. Mais je n'avais pas envie du tout de le faire comme çà, je voulais qu'elle me dise son envie, elle ne l'a pas fait. Alors j'ai vrillé en parlant de tout et de conneries, je l'ai saoulée mais elle a été d'une extreme gentillesse, a écouté mes conneries sans trop réagir, et j'ai compris qu'il fallait que j'arrete : allez, on part lui ai je dit, on va pas rester des heures à discuter pour rien dire. Je suis parti, vite, je ne me suis pas retourné pour un dernier petit geste d'amour, j'ai foncé dans ma voiture, et j'avais des larmes au fond de la gorge, j'avais envie de pleurer, j'aurais voulu pleurer mais c'était dur, peut etre n'était ce pas si justifié que çà, pourtant la journée n'a pas été facile, une journée qui aurait mérité de jolies larmes qui font du bien. Elle sont seulement ce soir au fond de mon coeur, et je suis pas guéri de ma journée.Demain sera un autre jour.
Le matin a mal commencé. "Elle", elle est arrivée avec un air détaché, alors que je bossais depuis un moment mes dossiers. Tu viens prendre un café, me dit elle ? J'ai trouvé sympa cette invitation, j'ai tout laissé et je l'ai suivie. Mais j'étais trop dedans mes dossiers, et une remarque est partie, elle réagit, je sur-réagis, je me casse sans prendre le café avec elle, fou de rage. Ma matinée a été perturbée, j'ai redoublé de travail pour oublier, et nous nous sommes retrouvés en milieu de journée, nous avions chacun envie de verser une larme. Puis nous nous sommes embrassés, je l'ai caressée, elle s'est laissée faire, la joie est revenue.Puis il y a eu les emmerdes au boulot, les soucis, mon collègue pas en forme et qui va subir une nouvelle intervention chirurgicale d'importance, on en parle ensemble, je vois ses yeux en larmes mais tout en retenue et plein de pudeur, j'ai les boules. Puis ce soir, dans ma famille, on reparle de ce traitement qui recommence pour éradiquer cette pieuvre et j'ai de la tristesse pour ce parent.
Avec "elle" ce soir on s'est quittés "mal". Elle était bien pourtant, moi je voulais ses calins à elle, je voulais la caresser, l'embrasser, et baiser avec elle, oui vraiment. Elle le savait car notre après midi a été complice, elle a aimé mes caresses indécentes en cours d'après midi, et pourtant ce soir, elle n'était pas pressée d'aller plus loin. Pensait elle à ma sortie précipitée de ce matin du café, ou voulait elle seulement profiter d'un moment calme et intime sans y mettre de la passion ? Moi çà m'a fait un peu vriller, j'aurais pu l'embrasser, violer son intimité, elle aurait accepté et nous aurions fait l'amour. Mais je n'avais pas envie du tout de le faire comme çà, je voulais qu'elle me dise son envie, elle ne l'a pas fait. Alors j'ai vrillé en parlant de tout et de conneries, je l'ai saoulée mais elle a été d'une extreme gentillesse, a écouté mes conneries sans trop réagir, et j'ai compris qu'il fallait que j'arrete : allez, on part lui ai je dit, on va pas rester des heures à discuter pour rien dire. Je suis parti, vite, je ne me suis pas retourné pour un dernier petit geste d'amour, j'ai foncé dans ma voiture, et j'avais des larmes au fond de la gorge, j'avais envie de pleurer, j'aurais voulu pleurer mais c'était dur, peut etre n'était ce pas si justifié que çà, pourtant la journée n'a pas été facile, une journée qui aurait mérité de jolies larmes qui font du bien. Elle sont seulement ce soir au fond de mon coeur, et je suis pas guéri de ma journée.Demain sera un autre jour.
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